Le cycle anthropique de l'eau

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Source: www.aquawal.be

Trois étapes fondamentales

1. Faire sortir l’eau de terre

Ce que l'on appelle « l’eau de distribution » est plus généralement dénommé « eau du robinet ». Pour alimenter une région, on recourt soit à de l’eau de surface, soit à de l’eau d’origine souterraine. En Wallonie, la plus grande partie de l’eau que nous utilisons provient des nappes d’eau souterraines alimentées par la pluie.

L'eau infiltrée dans le sol est collectée de diverses manières : à l'émergence des sources, par des galeries drainantes, par le forage de puits, ou par pompage. L'eau de surface est directement prélevée dans des rivières, canaux, ruisseaux, lacs, et lacs de barrages.

La qualité des eaux brutes est très variable, mais la plupart du temps, elles sont prélevées dans des sites hautement protégés, bénéficiant de sérieux programmes de protection des captages. Selon les cas, l'eau contiendra plus ou moins de substances indésirables à éliminer selon le problème rencontré. Ainsi, en fonction de la qualité originelle de l'eau, les sociétés de production d'eau pourront utiliser différentes méthodes comme la désinfection (pour garantir la qualité bactériologique), l'aération (pour l'oxygéner et en enlever le gaz carbonique), la filtration sur sable ou à travers un lit de charbon actif (pour éliminer le fer et d'autres métaux), ou l'élimination des nitrates et des pesticides par des traitements spécifiques.

En Belgique, on compte une cinquantaine de producteurs et distributeurs d'eau.

2. Acheminer l'eau jusqu'à nos maisons

A partir des centres de production d'eau potable, des conduites de section pouvant aller jusqu'à un mètre de diamètre transportent l'eau vers les zones d'approvisionnement des sociétés de production-distribution d'eau. Ensuite, des conduites de distribution de plus petit diamètre acheminent l'eau potable dans chaque rue de chaque ville, de chaque village. En face de chaque maison, un raccordement sur la conduite de distribution amène l'eau à l'intérieur du bâtiment.

Les sociétés de production-distribution d'eau utilisent des réservoirs gigantesques ou des châteaux d'eau. Ceux-ci contiennent une réserve d'eau potable régulièrement renouvelée et permettent de faire face aux fluctuations de la consommation.

3. Nettoyer l'eau souillée

Chaque jour, un Belge utilise en moyenne 130 litres d'eau de distribution pour sa consommation domestique : pour son alimentation, rincer les WC, prendre une douche ou un bain, nettoyer la maison, faire la lessive, etc. Après avoir été utilisée, et donc salie, l'eau est rejetée à l'égout et acheminée jusqu'à une station d'épuration. C'est là qu'elle est nettoyée afin d'être rejetée, propre, en milieu naturel.

L'eau usée passe par différentes étapes de « nettoyage ».

Lors du dégrillage, les gros déchets contenus dans l'eau sont stoppés par un tamis.

Vient ensuite le dessablage-déshuilage durant lequel les sables contenus dans l'eau se déposent doucement au fond des bassins pendant que les graisses remontent à la surface.

Troisième étape : le traitement biologique de l'eau. Celui-ci est identique aux mécanismes d'épuration qui ont lieu dans la nature. Tout d'abord, les eaux passent dans un grand bassin aéré. Ce bassin contient des bactéries qui forment des « boues activées » se nourrissant des pollutions et nettoyant ainsi les eaux.

Ces boues activées sont ensuite dirigées dans un second bassin où elles décantent. L'eau se clarifie petit à petit et, lorsqu'elle est totalement épurée, peut être rejetée dans la rivière. Les boues qui se sont déposées au fond du bassin sont quant à elles pompées et traitées.

Avant de rejeter l'eau dans la nature, il faut s'assurer qu'elle répond à certaines normes. Des échantillons sont prélevés aux différents stades du procédé d'épuration pour en contrôler le bon fonctionnement.