Ipalle a décidé d’étendre son opération pilote de collecte des matières organiques à 5 nouveaux sites, portant à 11 le nombre de recyparcs où les citoyens peuvent déposer leurs déchets de cuisine.

Depuis août 2017, les recyparcs de Comines, Lessines, Leuze, Mouscron 3 (zoning de la Martinoire) et Tournai 2 (rue Moens, près des Bastions) disposent à leur tour d’un espace dédié à la collecte des matières organiques, à savoir les restes de repas, épluchures de fruits et légumes, marc de café, essuie-tout, coquilles d’œufs… Ils rejoignent ainsi ceux d’Antoing/Brunehaut, Beloeil, Bernissart, Estaimpuis, Mouscron 2 (Dottignies) et Tournai 3 (chaussée de Renaix), choisis pour le lancement de cette expérience lancée au mois de février.

Onze recyparcs ont ainsi été désignés dans le cadre de cette expérience pilote, sur les 22 gérés par Ipalle en Wallonie picarde, en fonction des critères d’accès – proximité des axes routiers – ou de place disponible au sein même des sites dont plusieurs ont récemment fait l’objet d’une extension.

47 tonnes en 5 mois

Les premiers résultats encourageants expliquent les raisons de l’extension de l’opération. Une moyenne de 5 % des ménages fréquentant les six premiers recyparcs pilotes prennent part à cette nouvelle collecte. Et en 5 mois, pas moins de 47 tonnes de matières organiques ont été collectées. De nombreux citoyens informent aussi Ipalle de leur souhait que l’expérience soit étendue et rendue pérenne.

Le succès se marque davantage en milieu urbain qu’en milieu rural, ce que l’on peut expliquer par la plus grande facilité à gérer les matières organiques par nourrissage des animaux ou compostage lorsque l’on dispose d’un jardin. Les deux opérations s’avèrent cependant complémentaires puisque les ménages qui s’adonnent à cette pratique peuvent en parallèle amener au recyparc des déchets plus difficilement compostables à domicile comme les restes de viande ou de poissons. Les propriétaires d’animaux domestiques y voient quant à eux une opportunité… gratuite pour se débarrasser des litières biodégradables. Enfin, les utilisateurs n’ont mentionné aucun problème particulier dans le transport de ces déchets, pour lequel il est possible de se procurer un bio-seau dans les recyparcs participants au prix de 5 €/pièce.

Cette opération permet, faut-il le rappeler, une diminution significative des tonnages collectés en sacs-poubelle… et destinés à la valorisation thermique par incinération.

Le bon tri des déchets de cuisine